Ves voyages en Ukraine
Oleg est là , ponctuel, à 6 h 00 du matin Il est déjà passé chercher Alexandra , qui a pris des vêtements pour la semaine, et nous prenons la route pour Tarnopol – c’est le nom polonais - le nom ukrainien est Ternopil. Jusqu’à une cinquantaine de kilomètres de Kiev, les routes sont praticables, mais au delà…il faut être très bon conducteur pour éviter les nids de poules, que dis-je, de vaches ! et aussi avoir le dos solide, ce qui n’est pas vraiment notre cas. Mais Oleg est un chauffeur hors pair. Les voitures sont rares, mais roulent très vite. Dans les villages que nous traversons, il faut laisser la place aux troupeaux d’oies, quelquefois à une ou deux chèvres ou à une vache tenue en laisse par une babouchka. La route est longue et les paysages peu variés : des plaines à blé et maïs. Maurice dit que la terre est bien comme il l’imaginait, noire et sans un caillou. Dans les champs, de vieilles femmes en fichus, courbées au dessus de le terre, binent les patates.
A midi, nous nous arrêtons dans un petit restaurant sur le bord de la route, avec une terrasse ombragée. Pour le menu nous faisons confiance à Oleg car nous ne comprenons pas un mot - pas de traduction en anglais ! Nous mangeons un bortsch , du poisson et du poulet frit. C’est simple mais bon. Nous repartons et au bout de 80 kms environ, voilà que la voiture donne des signes de fatigue et même refuse tout à fait d’avancer. Nous sommes en rase campagne. Ce n’est pas grave ! nous traduit Alexandra. Oleg sort une pince et soulève le capot, puis rebranche quelques fils et nous voilà repartis. Arrivés à un grand carrefour, problème, où est notre direction ? Pas un panneau ! Pas une maison ! Pas un pauvre hère à qui demander ! Allons à droite ! décide Oleg. Quelques kilomètres plus loin, il s’arrête pour demander. C’est bon nous sommes dans la bonne direction ! coup de pot ! Mais à nouveau la voiture tombe en rade. Nous commençons à être vraiment inquiets. Nous sommes toujours en pleine campagne, au beau milieu d’une côte. De part et d’autre, des champs. Mais apparemment notre chauffeur connaît sa voiture et sa mécanique. La voiture repart.. Nous nous arrêtons pour prendre un café, sur le bord de la route. Le bâtiment est joli, cela à l’air neuf mais à l’intérieur, c’est rudimentaire, pas très propre et on nous sert du café brûlant déjà sucré…. dans des gobelets en plastique !
Je demande les toilettes. En sortant, à droite au fond de la cour. Bien ! il n’y a qu’à suivre les mouches, ou se laisser guider par son odorat. La porte du « chalet d’aisance » est cassée et l’intérieur d’une saleté indescriptible. Quant à l’odeur… difficile de baisser sa culotte en se bouchant le nez et en faisant attention où on met les pieds. J’irai faire pipi un peu plus loin dans la nature. Nous reprenons la route. A quelques kilomètres de là, un motocycliste dérape et se couche sur la route et Oleg l’évite de justesse.
Nous roulons depuis longtemps, des heures, quand enfin apparaît le panneau de la région (oblast) de Ternopil
TERNOPIL-ou-TARNOPOL